Juste un peu de réconfort... - Réalisation Armand Lameloise
Synopsis : Arnaud et Guillaume terminent leur dernière année de collège dans la confusion et le désordre. Entre les copains, les cigarettes, les filles, l'alcool, les angoisses personnelles, les vacances approchent dans un climat tendu. Arnaud comprend qu'il est en train de tomber amoureux de son copain...
Ce soir en rentrant du boulot, après une journée bien remplie, je n'ai qu'une chose en tête c'est de décompresser et de penser à autre chose. C'est donc sans hésitation, j'aurais même tendance à dire avec une certaine joie que je glissais dans le lecteur le DVD qu'un ami m'a prêté. Et finallement ai-je bien fait ?
C'est le deuxième court métrage d’Armand Lameloise d’après ce que j’ai compris en lisant l'intérieur de la jaquette, le premier ayant été L'Amertume de la chanteuse devant l'utilité des fils barbelés. Il reprend là un sujet déjà fortement abordé, la découvrir de la sexualité par un adolescent. Seulement, voilà c’est le genre de thème ou de film qui mérite une attention toute particulière vue la difficulté pour éviter de sombrer dans le déjà-vu, le hors sujet ou bien le ridicule.
Juste un peu de réconfort... contient quelques scènes un peu déconcertantes. Une masturbation intra-slip (le terme n'est pas de moi), avec une rudesse qui correspond bien à l'état d'agitation des jeunes hommes en pleine montée de testostérone (comment c'était ma première masturbation?). Le plan ras le carrelage mimant une masturbation consciencieuse a même une certaine beauté dérangeante. Une autre scène entre Guillaume et Arnaud est à la limite du film X.
La musique....... Armand Lameloise a choisi d'illustrer son film par des morceaux tirés du premier album d'un groupe nommé Aqme, un groupe grungo-rock français. Le groupe Aqme, que je ne connaissais pas, me semble qu’une pâle copie d’autres groupes du genre qui ont beaucoup plus marqués leur époque, dont Nirvana. Une des chansons placée à bon escient dans un film sur l'adolescence aurait pu passer. Cependant j’ai l’impression que tout le film tourne autour de ce groupe.
Le jeu des acteurs est de plus vraiment génant voir dérangeant, je ne sais quel terme utiliser. Peut être est-ce dû au scénario ? A la façon de filmer ? A ce que le metteur en scène a voulu faire passer ? Il n'empêche que certaines des scènes sont assez affligeantes et j'ai du mal à suivre. Comment ne pas stupéfait en regardant la chute choisie ? Le héros rencontre un nouvel amoureux en pleine séance de camping !!! Le truc digne d'un conte de fée pour blondasse pré puberbe ?
Je me demande (en écoutant le dernier album d’Arthur H) si finalement je suis bien prêt à regarder ce genre de court métrage. A chaque fois (j’ai déjà fais plusieurs tentatives) je reste sur ma fin (petit jeu de mot…). Comme celui-ci ne dure qu’une quarantaine de minutes je le regarderais de nouveau pour voir si je ressents les mêmes choses. Peut être que cela sera pire, d’autant que j’aurai déjà un préjugé….
Mais juste un peu…comme pour l'album de Souchon si vous voyez ce que je veux dire....
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